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LE GPL (Gaz de pétrole liquéfié) C’est le troisième carburant français. Il combine économie fiscale et protection de l’environnement... et c’est le moins cher à la pompe. Pour qu’un véhicule essence roule également au GPL, il faut installer un kit composé d’un réservoir (situé à l’arrière du véhicule) et d’une ligne d’alimentation (à l’avant). Le moteur GPL est relié au réservoir par un circuit d’alimentation parallèle au circuit d’essence. Prix moyen : 0,75 € le litre. 17 stations GPL dans le Puy- de-Dôme.
L’HUILE Il s’agit ici d’EMHV (Ester méthylique d’huile végétale) fabriqué à partir du colza, tournesol et soja essentiellement. L’EMHV est mélangé au gazole pour des moteurs diesel légèrement modifiés (dispositif de réchauffage du carburant). Les plus gros consommateurs d’EMHV sont l’Allemagne (550 milliers de tonnes), puis la France. Il est également possible après décantation et ifitration d’utiliser des huiles de friture usagées... ce qui présente l’avantage de les éliminer. Mais ces huiles, acides, endommageraient le moteur à moyen terme.
L’ÉLECTRICITÉ Existant depuis la fin du XIX” siècle, la voiture électrique se heurte aux problèmes de production et de stockage de l’électricité. Ces véhicules sont dépendants de batteries à autonomie limitée (100 km) dont le recyclage pose un certain nombre de problèmes. Ils sont pourtant silencieux, ont un très bon rendement énergétique, peuvent parcourir un million de Km, et tombent rarement en panne. Citroën Saxo, Peugeot 106, Renault Kangoo, Fiat Palia... niais aussi bus, scooters, utilitaires, fonctionnent aujourd’hui à l’électricité.
L’HYDROGÈNE La pile à combustible ou pile à hydrogène, pose de gros problèmes de stockagê de l’hydrogène. La technique a pourtant évolué et propose aujourd’hui des moteurs non poiluants, fiables, silencieux, fonctionnant avec un carburant abondant. Ils devraient être bientôt commercialisés Honda Puyo, Suzuki Ionis, BMW Hydrogen 7, Peugeot Quark, Toyota TRC, autant de véhicules qui fonctionnent déjà,.. en n’émettant que de la vapeur d’eau! Mais la fabrication et la conservation de l’hydrogène seraient encore polluantes.
L’AIR COMPRIMÉ La technologie est ancienne et fut utilisée pour les tramways parisiens à la fin du XIX” siècle Ici, c’est la pression de l’air comprimé qui, en se libérant, - fait tourner le moteur... qui ne rejette que de l’air: Reste la pollution émise durant le processus de pressurisation de l’air, ainsi que celle correspondant à l’entretien des filtres. Cette technologie se heurte pour l’instant au problème de la taille des réservoirs et de l’autonomie. Pour autant, le groupe indien Tata vient de signer un accord avec le groupe français MDI, qui développe depuis 1998 un moteur à air comprimé.
LE SUPERETHANOL E85 Le bioéthanol est le biocarburant le plus utilisé au monde. C’est actuellement le seul carburant liquide, renouvelable, immédiatement disponible pour les moteurs essence.
En Europe le bioéthanol est produit à partir de céréales ou de betteraves. Par fermentation, le sucre est transformé en alcool distillé puis déshydraté pour faire du bioéthanol. Il devient à la pompe le Superéthanol E85, composé de 65 à 85 % de bioéthanol et d’essence SP 95. Il a été reconnu comme carburant au J.O. du 1.06.2006, et la commercialisation est autorisée depuis le 1er janvier 2007. Selon une étude du Ministère de l’Industrie, la filière bioéthanol a un impact 2,5 fois meilleur sur l’effet de serre comparée à la filière essence.
Le rendement énergétique pour les filières de production d’éthanol est de 2 contre 0,87 pour la filière essence le bioéthanol apporte deux fois plus d’énergie qu’il n’en consomme. Les mesures de l’Institut français du pétrole ont montré que son usage conduit à une réduction des polluants. Comparé à l’essence, il offre un gain de 60 % en oxydes d’azote (NOx) et de 50 % pour le monoxyde de carbone (CO). Mais le bioéthanol accapare des terres jusque là utilisées pour des denrées alimentaires. Et le litre de carburant nécessiterait jusqu’à 4.000 litres d’eau! Une solution consisterait à le produire à partir de déchets (Tiges, feuilles...).
Pour autant, la part des véhicules Flex Fuel (Compatibles bioéthanol) va de 10 % (Suède) à plus de 85 % au Brésil qui couvre 22 % de ses besoins en carburant en bioéthanol.
Les constructeurs automobiles français sont très présents sur ces marchés Peugeot commercialise une 307 SW, et une Citroën C4 équipées. Quant au Brésil, où Citroën commercialise des véhicules Flex Fuel, ce type de véhicule a représenté 65 % des ventes de la marque en 2006.
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